17 avril 2014, 09:15 

Le soleil était de la partie pour ce festival « Festi-FEVE » qui a eu lieu à Saint-Antoine-l’Abbaye durant tout le week-end.  Cette fête était organisée par les jeunes adultes en stage à la FEVE (Formation et Expérimentation au Vivre Ensemble). Depuis quatre ans, des jeunes viennent de partout pour suivre cette formation originale où l’on expérimente le vivre ensemble en travaillant (jardin, cuisine, ou autres) et en suivant des cours durant la première année. Puis, la seconde est consacrée à la mise en place de son projet personnel afin de prendre son envol.

 

Durant ce week-end, beaucoup de personnes intéressées par le concept, ou par la formation elle-même, sont venues écouter les conférences, participer à des ateliers, ou simplement, partager des moments de convivialité et d’échanges.

 

Des moments festifs ponctuaient l’événement, Bal Folk, musique brésilienne, danses, chants, siestes contées et crêpes-parties ont battu leur plein tout le week-end._MG_8216-copie-1.jpg

 

 

 

Souvent trentenaires, certains avec conjoint et enfants allant à l’école du village, les « fèveurs »  s’initient à la CNV (communication non-violente, inspirée par Gandhi et créée par Marshall B. Rosenberg, prônant l’expression de son ressenti et la bienveillance), ou la gestion d’un groupe et ses conflits, la conduite de réunions, etc. La relation est au centre des préoccupations ainsi que la compréhension de notre monde en pleine mutation.

 

Margalida Reus*, membre de l’Arche depuis trente ans, a rappelé samedi dans sa conférence combien il était devenu urgent de retrouver sa liberté d’agir dans un monde où les jeunes, en particulier, ont du mal à trouver leur place, à donner un sens à leur vie personnelle et professionnelle, à trouver un mode de vie qui tiennent compte des besoins de chacun et respectent ceux des autres, (mixité intergénérationnelle ou solidarité entre voisins). Mais chacun à son niveau peut faire quelque chose, petit pas après petit pas, pour se sentir en harmonie, en cohérence, surtout en se rapprochant des autres plutôt que de s’isoler. Une « conférence gesticulée » prônait une meilleure communication principalement avec ceux qui ont des difficultés de langage, comme les personnes sourdes. Des associations telle le SEL de Saint Marcellin, Planet’Aiire, les éditions Yves Michel ou le réseau REPAS étaient venues informer le public.

 

La fête s’est terminée par des danses de tous les pays, animées par Brigitte Mesdag, dans le beau jardin de l’Arche, sous le soleil printanier de Saint-Antoine.

 

 Françoise Daudevilledanses-d-au-revoir.jpg

 

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(*Auteur de « Sortir de la seulitude » éd. Le Souffle d’Or)

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