le musée  vu du pont Raymond Barre à Lyon dans le nouveau quartier des Confluences, entre Saône et Rhône

le musée vu du pont Raymond Barre à Lyon dans le nouveau quartier des Confluences, entre Saône et Rhône

le mamouth de Choulans trouvé à Lyon fin XIXe
le mamouth de Choulans trouvé à Lyon fin XIXe

Extrait d'une visite en famille en août 2016

Architecture ultra moderne créée par Coop Himmelb(l)au (bureau d’architectes autrichiens) en 2014 où béton, verre et métal ont dû s’harmoniser pour faire de ce monument un édifice unique.

Que l’on soit à l’extérieur ou à l’intérieur du Musée on est d’abord dans un lieu magistral qui époustoufle par ses défis à la gravité, ses nombreux décrochements, ses façades de verre et de métal qui donnent sur le quartier des Confluences mêlant bureaux, commerces et logements, un nuage ou un OVNI posé sur les rives du fleuve entre Rhône et Saône. On oublierait presque maintenant les 15 ans de chantier, les nombreux défis technologiques, et le coût pharaonique de la construction.

Après avoir pique-niqué dans la verdure et à l’ombre, nous avons traversé le pont Raymond Barre où voitures, piétons, cyclistes, promeneurs fatigués, tout le monde y trouve sa voie, son banc, son point de vue sur le fleuve ou sur le Musée…

À l’intérieur, on ne peut comparer à aucun autre musée tant l’entrée est magistrale. On se rend en ascenseur ou escalator à l’étage des expositions permanentes et temporaires.

Les collections sont issues du fonds de l’ancien Musée Guimet de Lyon et de prêts de divers musées.

A la fois musée d’ethnographie (Musée de l’Homme), des civilisations, des sciences et découvertes et musée d’art, il mêle toutes les façons d’aborder, de regarder l’histoire de notre évolution.

  • 1ère exposition temporaire « Antarctica », grâce à la reconstitution du monde des scientifiques dans leur baraquements sommaires, nous partons en mission sur cette terre gelée mais remplie d’être vivants : enfilant nos combinaisons de plongée avec quatre épaisseurs pour ne pas trop sentir le froid nous quittons le préfabriqué de la mission scientifique Dumont d’Urville et ces divers instruments de recherche. Nous plongeons en eau glacée à -2° pour suivre Luc Jacquet le cinéaste, auteur du documentaire de La Marche de l’empereur, et découvrons le monde des profondeurs glaciales. Puis nous sortons à l’air libre dans une pièce où des écrans nous font marcher sur la banquise dans un paysage à 360°, parmi les seuls habitants du lieu : manchots empereurs et phoques de Weddel qui semblent s’amuser comme des fous dans cet univers où ils sont rois.

Dans la salle nous sommes environnés d’écrans qui nous font entrer dans le monde de l’Antarctique (photo plus bas)

  • 2e visite Le parcours permanent présentant les origines qui font le récit du monde

On entre dans la salle accueillis par trois femmes merveilleusement reconstituées à partir de restes osseux retrouvés lors de fouilles par les scientifiques et remodelées par Elisabeth Daynes, sculptrice et plasticienne, aux côtés d’un anthropologue médico-légal.

Ces trois femmes sont les représentantes de trois lignées humaines qui coexistaient, il y a 25 000 ans : Néandertalienne, sapiens et florès. En début et fin d’exposition, elles nous questionnent sur notre place dans cette histoire de quatorze milliards d’années.

Voir photo des Trois femmes Hominidés :

1) Florès (à gauche) trouvée en Indonésie (-95 000 ans)

L’espèce Homo floresiensis vécut en Indonésie sur l’île de Florès à partir de -95 000 ans. Dotée d’un cerveau évolué, capable de concevoir des outils en pierre, elle chasse et maîtrise l’usage du feu.

Cette femme, d’un mètre de haut environ, pesait une trentaine de kilos. La petite taille de son espèce s’explique par un isolement insulaire.

2) femme néandertalienne (-36 300 ans)

3) une femme sapiens. (-20 600 ans) trouvée en Dordogne (Les Eyzies)

Pour plus d’infos voir site de l’atelier Daynes les reconstitutions d'après les restes retrouvés par les scientifiques : http://www.daynes.com/fr/galerie-reconstructions-paleoanthropologie.html

Puis dans la grande salle, c’est le squelette du dinosaure dit de Camarasaurus lentus qui vivait il y a - 155 millions d’années, trouvé aux Etats Unis.

Dans la seconde salle le Mammouth de Choulans règne en maître au milieu des amonites.

(Le mammouth intermedius dit de Choulans découvert à Lyon en 1859.)photo

Il a été restauré et rétabli dans son intégralité (les défenses étaient à l’envers). Des diverses espèces de mammouths qui ont vécu dans nos régions entre - 250 000 et - 10 000 ans environ (mammouth méridional, mammouth des steppes, mammouth intermédiaire), le plus connu de tous est le mammouth laineux (Mammuthus primigenius). Sa taille pouvait atteindre les trois mètres au garrot. Une fourrure de poils longs et épais recouvre une couche de poils plus fins. C'est donc un animal parfaitement adapté aux climats les plus rigoureux.

"N'oublions pas qu'à l'époque, le glacier du Rhône avance au-delà de Lyon. Le mammouth est donc contemporain des hommes de la Préhistoire mais, contrairement aux idées reçues, les hommes de Néandertal ou de Cro-Magnon n'étaient pas en mesure de le chasser de façon classique, car leurs armes n'étaient pas assez puissantes. On peut cependant imaginer qu'ils profitaient d'animaux blessés, malades ou tombés dans un piège pour les achever et les dépecer. On sait que les hommes préhistoriques n'utilisaient pas seulement leur chair mais également les os et les défenses. Ils l'ont immortalisé en dessinant sur les parois de nombreuses grottes. "

Les cosmogonies, une autre lecture des origines

Chaque civilisation a sa façon de raconter les origines de la vie

Voir Photo Tête de Shiva dieu Hindou, Cambodge (Angkor)

« À travers les cosmogonies anciennes, l’humanité se donne le moyen de raconter les commencements du monde. Le néant, dont la simple idée suscite l’angoisse, est un avant invivable, chaotique, ténébreux et confus. Il précède un surgissement plus ou moins violent, issu d’une division, d’une séparation, d’un combat. Alors intervient une manifestation divine, seule capable de donner au monde un ordre apaisé et fécond. L’hindouisme a fondé la Trimurti qui incarne, à travers trois divinités, le cycle de manifestation, conservation et dissolution de l’Univers. Brahma en est le créateur, Vishnou le protecteur et Siva le détruit pour créer un monde nouveau. Siva incarne ainsi l’absolu mais aussi les ambiguïtés du monde et de la vie. »

Sous les traits du « danseur cosmique », Shiva Nataraja danse au centre d’un cercle de flammes représentant le cosmos. Il tient d’une main le tambour qui en rythme la création, et d’une autre, la flamme qui le détruit. Sous son pied, il écrase un démon, figure de l’ignorance.

Salle des Espèces, la maille du vivant : présente le buisson du vivant montrant l’ensemble des espèces depuis les origines jusqu’à celles vivant encore aujourd’hui. Impalas (Afrique)

5400 espèces de mammifères

Les expositions mettent en relation l’art d’autrefois et celui d’aujourd’hui, présentant des oeuvres d’artiste contemporains, réinterprétant les origines…Comme la peinture aborigène d’un artiste contemporain d'Australie.

Nous avons aussi visité également deux expositions temporaires :

  • Femmes potières africaines et
  • Et A vos pieds, la chaussure dans tous ses états (avec des emprunts au Musée de la chaussure de Romans s/Isère,)

Après cela les pieds chauffent un peu, nous sommes toutefois allés jusqu’en haut du Musée pour y prendre l’air et la lumière et admirer le paysage ; puis sommes redescendus pour poursuivre la découverte de l’architecture si spectaculaire du puits de gravité, immense cône de verre autour duquel s’enroulent les passerelles d’accès aux salles.

Une belle visite dans ce monument d'architecture moderne, au sein d'un nouveau quartier de Lyon.

Francoise Daudeville septembre 2016

coiffe indienne

coiffe indienne

nous sommes entourés par la banquise à 360°

nous sommes entourés par la banquise à 360°

Trois femmes Hominidés

Trois femmes Hominidés

Impalas (Afrique)

Impalas (Afrique)

Tête de Shivva dieu Hindou, Cambodge (Angkor)

Tête de Shivva dieu Hindou, Cambodge (Angkor)

Puits de gravité vu du haut du Musée

Puits de gravité vu du haut du Musée

Le musée des Confluences à Lyon, une visite en famille
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